MATTON Jean Georges Fernand (11/2015)

MATTONMATTON Jean Georges Fernand

Capitaine aviateur, escadrille N°48, groupe de combat n°11

Mort pour la France

med mattonInscrit sur le mémorial des victoires de la Marne à Dormans, sur la plaque commémorative des As de la guerre au Bourget, sur les monuments aux morts de Saint-Maur-des Fossés et de Stenay.

 

Biographie

MATTON Jean Georges Fernand est né le 27 octobre 1888, à Saint-Maur-des-Fossés. Fils de Pierre Ernest, colonel d’artillerie breveté et gouverneur par intérim de la place de Besançon, et de Charlotte Blanche RIVART, il habite avec ses parents, rue de la Citadelle à Stenay.

Il s’engage dans la cavalerie, puis intègre l’école militaire de Saint-Cyr en 1909.

Il gravit les échelons hiérarchiques chez les Dragons puis entre dans l’aviation et crée, avec le lieutenant de TURENNE, l’insigne de l’escadrille des Coqs dont il prendra le commandement.

As de l’aviation, il comptera 9 victoires officielles.

Tué à l’ennemi à Couckelaère (B), le 10 septembre 1917, en combat aérien. Célibataire, il est inhumé au cimetière de Grasses où résident ses parents. Quelques sources le donnent prisonnier en Allemagne et positionnent son décès en novembre 1917.

Parcours militaire

MATTON Jean Georges Fernand s’engage pour quatre ans au sein du 9e régiment de cuirassiers, le 13 octobre 1909. Il est promu brigadier le 15/02/1910 puis maréchal des Logis le 25/09/1910.

Il intègre l’école spéciale militaire de Saint-Cyr, le 15/10/1910. Il est promu sous-lieutenant, le 01/10/1911 au sein du 11e régiment de dragons puis lieutenant, le 01/10/1912 au sein du 30e régiment de dragons.

Il part pour le front le 31/07/1914 et est blessé à l’aine, le 18/10/1914, d’une balle tirée par un fantassin allemand retranché derrière une barricade, dans la région d’Ypres.

Il est soigné à l’hôpital de Dunkerque puis à l’hôpital maritime de Cherbourg. Il est mis en congé convalescence jusqu’au 01/03/1915.

À son retour, il est affecté au service des autos-mitrailleuses, le 06/07/1915, puis est détaché comme élève pilote à l’école d’aviation de Pau, le 23/11/1915. Il reçoit son brevet de pilote, le 14/01/1916.

Il est détaché au 1er groupe d’aviation, escadrille n°57. C’est dans cette unité qu’il obtient sa première victoire.

Promu capitaine à titre temporaire, le 22/01/1916, il prend le commandement de l’escadrille n°48, dite des Coqs, groupe de combat n°11, le 08/10/1916. Sa devise est : “Chante et combat”.matton-2

matton1Georges MATTON près de son avion. On reconnait sur la carlingue l’insigne du coq chantant.

Il disparait dans la région de Dixmude, le 10/09/1917. “Décédé, a été descendu près de Couckelaère, en feu” d’après une information du comité de la Croix Rouge de Francfort. C’est le lieutenant Josef JACOBS (41 victoires) de la Jasta 7 qui l’aurait abattu.

jacobsLieutenant JACOBS (41 victoires) de la Jasta 7

As de l’aviation, il compte 9 victoires officielles. Il reçoit avec d’autres aviateurs les félicitations personnelles de JOFFRE et de NIVELLE pour avoir descendu un Albatros.

matton 101Joffre et Nivelle félicitent Flachaire, Lachmann et Matton , pour leur victoire du 28 juillet 1916.

Remise%20Decoration%20Roi%20Belge%20(2)Le roi des Belges décore quelques As

Citations et décorations

Officier de la Légion d’honneur, croix de guerre avec 8 palmes et une étoile.

Neuf citations.

Sources :

Une réflexion sur « MATTON Jean Georges Fernand (11/2015) »

  1. Merci pour ce article( que je viens de découvrir en faisant des recherches sur ce membre de la famille) …. bel hommage à Georges Matton.
    Merci de faire revivre ces hommes qui, en toute humilité, ont accompli des exploits et trouvaient normal d’offrir leur sang pour sauver leur pays.

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