MARTINOT Georges Eugène (10/2015)

medaillon-martinotSource : memorailgenweb, auteur BAVEREL Bruno

MARTINOT Georges Eugène

Sous-lieutenant observateur, 2e groupe d’aviation, esc. M.F.33

Mort pour la France

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 Biographie

MARTINOT Georges Eugène est né le 29 mars 1894, à Stenay.

Fils d’Eugène, conducteur de travaux des ponts et chaussées et maire de Stenay, et de COLIN Élisabeth, sans profession, il étudie à l’école de Polytechnique au moment de la déclaration de guerre. Il s’engage volontairement, le 11 août 1914.

Il habite au 25, rue Jean DAUDIN à Paris 15e, et est célibataire au moment de son engagement.

Il est abattu en combat aérien, le 26 septembre 1916, au-dessus du bois de Saint-Pierre-Vaast.

Parcours militaire

MARTINOT Georges Eugène s’engage à Polytechnique, le 11 août 1914. Il est recruté à Seine 2e Bureau sous le n° 1771.

Il passe au 102e R.A.L., le 3 janvier 1915 puis au 35e R.A.L., le 21 juillet 1915.

Il passe ensuite à l’état-major du 155e R.A.L. puis à celui du 104e R.A.L en fin 1915.

Élève observateur à la M.F.55 en février 1916,  il est nommé observateur au 2e groupe d’aviation, le 3 mai 1916. Affecté à l’escadrille F33, section A.L.F.211,  il participe aux reconnaissances et aux réglages d’artillerie.

Créée à Tours, le 2 octobre 1914, l’escadrille M.F. 33 est équipée de 7 Maurice Farman M.F.7. Elle est initialement placée sous l’autorité du capitaine Alfred BORDAGE et est rattachée au détachement d’armée de Belgique (D.A.B.).

farmanFarman M.F.7, avion français de reconnaissance ; coll. privée

Elle combat dans les Flandres en fin 1914. Au 1er janvier 1915, elle rejoint le 9e C.A., où elle restera jusqu’en 1918.
Elle passe l’année 1915 dans l’Artois, où elle participe aux trois offensives.
D’avril à mai 1916, elle est engagée dans la bataille de Verdun, dans la région d’Avocourt et du bois de la Hayette où elle multiplie les reconnaissances et les réglages d’artillerie.
En juillet 1916, l’escadrille est équipée de Farman F40 et F60 ; elle prend la dénomination F 33 et fait mouvement sur le camp de Mailly.

En octobre 1916, elle participe avec les troupes franco-britanniques à la bataille de la Somme où elle se distingue par des reconnaissances menées en zone ennemie. Elle obtient sa 3e citation lors de cette offensive.

SHDGR__GR_26_N_101__008__00Source : Mémoire des Hommes, SHDGR_GR_26_N_101_008_00.jpg

Le 26 septembre 1916, le lieutenant d’AMECOURT (pilote) et le sous-lieutenant MARTINOT (observateur), partent en reconnaissance au dessus du bois de Saint-Pierre-Vaast. Ils sont pris à partie par une escadrille allemande et ne sont pas rentrés, sans doute descendus en flammes, au sud de Rancourt, après un combat contre 4 avions.

Farman-F40Crash d’un Farman F40 ; coll. privée

Les restes de MARTINOT Georges Eugène ont été rapatriés, à Stenay, par train funéraire spécial, le 21 novembre 1921. Il repose au cimetière communal, dans le caveau familial.

tombe-martinotSépulture de MARTINOT Georges Eugène ; photo Alain CESARINI

Citation à l’ordre de l’armée :

‘‘Observateur remarquable, tant par son intelligence que par son allant. En a donné de constantes preuves par son mépris du feu de l’artillerie et des avions ennemis, notamment le 23 août 1916, a continué sa mission quoique l’avion qu’il montait eût été atteint de plus de quarante éclats.

Le 24 août, attaqué au cours d’un réglage d’artillerie, par deux avions, leur a livré un vif combat au cours duquel son pilote a été atteint de deux balles, a continué à se servir de sa mitrailleuse permettant à son pilote de se dégager et de ramener son avion au terrain.
Est reparti aussitôt avec un autre pilote pour achever sa mission.

Officier dont la modestie n’avait d’égale que la bravoure.

Le 26 septembre 1916, chargé d’une reconnaissance, a survolé, seul, une région occupée par l’ennemi alors qu’il savait cette région gardée par de nombreux avions de chasse allemands. A été attaqué au cours de cette mission par trois avions ennemis et a trouvé une mort glorieuse dans ce combat inégal’’.

Décoration :

  • Chevalier de la légion d’honneur.
  • Croix de guerre avec palme.

Sources :

  • historique M.F. 33,
  • Albin DENIS
  • A.D.55
  • A.D.75
  • Mémoire des hommes
  • Memorialgenweb

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