Le monument aux morts (2/4)

Le monument aux morts de Stenay

2e partie

3.) Le comité du monument

Les exigences réglementaires contraignantes et la volonté d’élever un monument digne du sacrifice de la ville et de ses enfants, conduisent la municipalité de Stenay à créer un comité du monument. Ce comité, dont nous n’avons retrouvé ni la date de création, ni la composition, ni même les traces de son travail, a vraisemblablement été créé en 1920, après la circulaire du 10 mai.

Ce que nous savons, par contre, c’est qu’il est chargé de lancer un appel à concours, au terme duquel il devra choisir un lauréat. Il lui incombe également de définir le cahier des charges du monument et de rassembler les fonds nécessaires au financement de l’œuvre.

Il détermine, en outre, l’emplacement adéquat pour l’érection d’un monument commémoratif exceptionnel. Cet endroit qui devra préserver la solennité de l’œuvre, sera défini en tenant compte de son rayonnement et de la facilité à rassembler les concitoyens, le plus largement possible, autour d’elle.

Enfin, il rapporte à la municipalité sur l’état d’avancement de ses travaux et de ses choix.

4.) Choix des Prestataires

Résultats du concours ouvert en vue de l’érection du monument aux enfants de Stenay morts pour la France.

Seize maquettes et plusieurs dessins ont été présentés par les candidats. Le choix du comité et du conseil municipal s’est porté sur la maquette fournie par Monsieur JOUANNEAULT, statuaire demeurant au 38, rue Falquière à Paris.

Une exposition publique de tous les modèles présentés, a été réalisée.

Après discussion et négociation auprès du lauréat, sur les conditions d’exécution et les modifications à apporter, les tractations ont abouti à l’élaboration d’un projet dont les principales caractéristiques sont les suivantes.

Le monument comprend :

  • Un socle faisant quatre faces avec, par devant, un médaillon de poilu avec lauriers, par derrière, les armes de la ville et, sur les côtés, la croix de guerre.
  • Sur le socle, un groupe composé d’une victoire soutenant un soldat mortellement blessé qu’elle s’apprête à couronner.

Ce monument sera édifié place Jules FERRY.

Le socle sera réalisé en granit belge ; le médaillon du poilu et les armes de la ville, en bronze ; les croix de guerre, en pierre ou en bronze.

Le groupe sera réalisé en pierre de Lavaux à grain de sculpture. Le tout livrable sur fondations non comprises au traité. Le prix est fixé à forfait à trente mille francs.

Ce prix comprend la gravure :

  • des mentions sur les faces avant et arrière,
  • des noms des morts militaires et civils sur les autres faces, avec au maximum 130 noms, à raison d’un nom et d’un prénom pour chacun d’entre eux.

Sources : A.M. Stenay

2 réflexions sur « Le monument aux morts (2/4) »

  1. bonjour, ou ont été enterré les soldats tombés au cours des combats à Cesse (55) et Luzy (55) ? beaucoup ont été enterré comme “inconnu” …pourquoi ?
    merci

    1. Bonjour,

      Les soldats tombés lors des combats de Cesse et Luzy-Saint-Martin, ont été regroupés à Brieulles-sur-Meuse, ossuaire ouest pour les Français et au cimetière allemand du même village pour les Allemands. Il semblerait que certains soldats allemands aient été transférés à Dun-sur-Meuse mais je n’ai pas de certitude, le service des sépultures, en Allemagne, n’a pas été capable de me répondre.
      Concernant l’anonymat des victimes, personne n’a pris le temps d’en faire l’inventaire avant de les inhumer dans les fosses communes. Seuls quelques soldats des deux camps ont vu leur nom inscrit sur les stèles ou plaques des monuments funéraires dont il ne reste aujourd’hui que deux exemplaires à Luzy. Les conditions du ramassage des cadavres et de leur enfouissement sont relatées sur la page Combats de Cesse et Luzy

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