Boulder près de l’église de Sommepy

 
Détail sur la position initiale du boulder de l’église de Sommepy

Le village de Sommepy-Tahure est enlevé par la 22e D.I. Fr, le 28 septembre 1918. Les trois régiments de la division ont participé à l’attaque (19e R.I., dans le village, 62e R.I., à droite et 118e R.I., à gauche). Les  170e et 174e R.I. se battent à l’est du village. Ce front est ensuite repris par la 61e division Fr, le 30 septembre, puis par la 2e division U.S., le 2 octobre.

Borne du 19e RI dans Sommepy
Borne du 19e RI dans Sommepy
Action de la 22e DI le 29/09/1918
Situation de la 22e DI, le 29/09/1918

Préparation de l’attaque sur le Blanc Mont d’après l’historique succinct de la 2e division U.S.

La 2e division U.S.est désignée pour attaquer, à gauche du 21e corps français, en direction générale : ferme de Médéah, exclue, – Blanc Mont, inclus. Sa mission est d’enlever et de consolider cette ligne et de pousser des éléments d’avant-poste au bas de la pente vers le nord-ouest. Une conférence est tenue au quartier général du corps d’armée pendant la matinée du 2 octobre pour discuter des plans d’action possibles et pour prendre des décisions sur la base de ces discussions.

Dans l’après-midi, au quartier général de la 2e division, un plan d’action est exposé aux commandants d’unités. Ce plan publié dans le cahier d’ordres de campagne, décrit une attaque convergente par brigade en ligne, avec la brigade d’infanterie à droite, et la brigade de marine à gauche.

Les zones d’action de la 2e division et de ses deux brigades sont définies par les limites suivantes :

  • Limite droite de la division et de la brigade d’infanterie : Pavillon et puits (exclus) – ferme de Médéah (exclue).
  • Limite gauche de la division et de la brigade de marine : boyau de Bromberg – Blanc Mont (inclus).
  • Limite gauche de la brigade d’infanterie : croisement à 400 mètres au nord de Kaisertreu – croisement à 600 mètres à l’ouest du Pylône.
  • Limite droite de la brigade de marine : croisement à 300 mètres au sud-ouest du point 8383 – croisement à 600 mètres à l’ouest du Pylône.
Attaque de la 2e division sur le Blanc Mont
Attaque de la 2e division sur le Blanc Mont

La ligne de départ de la brigade d’infanterie est étendue en direction nord-ouest – sud-est, au travers du bois des Pins. Celle de la brigade de marine est située le long de la tranchée d’Essen.

L’objectif reste la route entre la ferme de Médéah et le Blanc Mont. Les brigades doivent attaquer en colonne de régiments, avec les régiments d’assaut en colonne de bataillons.

L’avance sera menée par les brigades sans tenir compte des unités qui opèrent sur leurs flancs, et les objectifs atteints seront organisés et tenus. Des patrouilles seront poussées à un kilomètre du front comme avant-postes.

L’attaque sera précédée par une préparation d’artillerie de 5 minutes et couverte par un barrage roulant. Chaque brigade sera supportée par un bataillon de tanks français. La liaison entre les deux brigades sera maintenue par des groupes mélangés d’infanterie et de mitrailleuses.

Le livre Sommepy-Tahure, édité en 2005 et construit sur la base de nombreux témoignages d’anciens, affirme que le boulder près de l’église était situé initialement au lieu-dit « Le Mont Roland » (page 37).

Carte comparative Geoportail IGN 2016
Carte comparative Geoportail IGN 2016

Jeudi 29 septembre 2016, je rencontrais Pascal BOURDET, employé à l’ABMC de Romagne depuis 1991 et détaché à la maintenance du site du Blanc Mont. Il  affirme que le super-intendant DELLINGER lui a donné pour mission, en 1993 ou 1994,  de retrouver le boulder qui était érigé près de la croix Caporal au nord-est de Sommepy-Tahure et qui a disparu au remembrement. Après plusieurs jours de recherches, M. BOURDET a retrouvé le boulder renversé et enfoui dans la végétation, dans un bois à proximité de son lieu d’implantation initiale.  Prévenues, les associations mémorielles et la municipalité de Sommepy-Tahure se sont chargées de ramener le boulder près de l’église pour éviter qu’il ne disparaisse définitivement.

Mercredi 5 octobre 2016, je prenais contact avec l’ancien super-intendant Gene DELLINGER qui m’a confirmé point par point les déclarations de Pascal BOURDET et m’a vanté les mérites du maire, de la municipalité et des organisations mémorielles de Sommepy-Tahure qui ont mis tout en œuvre pour sauver et préserver le boulder en le ramenant au centre du village.

Position initiale du boulder de l'église
Position initiale du boulder de l’église
Vue aérienne de Sommepy-Tahure
Vue aérienne de Sommepy-Tahure

Sur cette vue aérienne, prise vraisemblablement dans les années 1950-1960, on constate que les reliques de la Grande Guerre, qui ornent actuellement le talus de l’église, sont absentes.  Ceci prouve que le boulder n’était pas présent à cette date.

Sources :

  • Historique de la 2e division U.S.
  • Mémoire des hommes : archives_SHDGR__GR_26_N_304__002__0110__T.JPG
  • Sommepy-Tahure, le livre
  • Témoignage de Pascal BOURDET

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