FRANCHET D’ESPÈREY Louis (03/2015)

Louis-FDE2Collection C. De GASTINES

FRANCHET D’ESPÈREY Louis

François Marie Joseph

401e régiment d’infanterie, 10e compagnie
Mort pour la France

ob112301

Collection C. De GASTINES

Inscrit sur les M.A.M. de Stenay et de Versailles, sur la plaque commémorative de Versailles et sur le monument du lycée Faidherbe.

Biographie

FRANCHET D’ESPÈREY Louis François Marie Joseph voit le jour à Stenay, le 21 décembre 1897. Fils de Louis Félix Marie François, chef de bataillon au 18e B.C.P., futur maréchal de France, et d’Alice Joséphine DUMAINE de la JOSSERIE, il est étudiant en sciences à Versailles. Il réside  au n°1, rue du Marché Neuf, dans cette même ville. Vu son jeune âge, il est encore célibataire quand il décède, à 18 ans, en 1916.

Parcours militaire

Engagé volontaire pour la durée de la guerre, le 5 juillet 1915, à la mairie de Versailles, il est affecté au 101e R.I. comme soldat de 2e classe. Il passe caporal, le 10 décembre 1915, puis sergent, le 24 décembre 1915. Il participe à la 2e bataille de Champagne, dans la région d’Aubérive.

Affecté au 15e R.I., le 18 février 1916, il est promu aspirant, le 1er juin. Il participe, avec son régiment, aux combats de Champagne, dans le secteur du bois Sabot.

Le 28 mai 1916, il est affecté au 401e R.I., où il prend le grade de sous-lieutenant, à titre temporaire, le 8 juillet 1916. Il occupe, avec son régiment, un secteur près de la frontière suisse, dans la région de Belfort. Il revient sur Verdun pour participer à l’attaque Mangin de l’automne 1916.

Opération Mangin, octobre 1916

Lors de l’offensive Mangin du 24 octobre 1916, sur Verdun, le 401e R.I. reçoit pour mission de reprendre les tranchées et abris du bois de Vaux Chapitre. Les 1er et 2e bataillons se chargent de la partie ouest du bois, des abris du camp du Ravin et du redoutable abri 3603 (DV2).

Le 3e bataillon, dans lequel sert Louis, prend pour objectif les organisations défensives au nord de la tranchée Constantin.

A 11 h 40, le 3e bataillon attaque avec sa 11e compagnie à droite, du côté du ravin des Fontaines, et la 10e compagnie (celle de Louis) à sa gauche. La 9e compagnie reste en soutien, en 2e ligne. La marche s’effectue sans incident jusqu’à l’objectif.

Au soir du 24 octobre, la ligne de front est celle représentée grossièrement en bleu, sur l’extrait de canevas ci-dessous. La section de Louis cantonne au ravin du Bazil.

Le 25 octobre, un ordre du haut commandement prescrit la poursuite des opérations et fixe les nouveaux objectifs.

bazil-FDEMémoire des hommes, SHDGR_GR_26_N_70_008_0003_T.jpg

 Le 401e R.I. doit se rendre maître des organisations et tranchées, depuis le ravin de la Fausse Cote jusqu’à la tranchée Driant. Les mouvements préparatoires sont effectués, mais, dans l’impossibilité d’être opérationnelles à l’heure prévue, les compagnies regagnent leurs emplacements. L’attaque est remise au lendemain et la journée mise à profit pour aménager les parallèles de départ.

Vers midi, l’artillerie ennemie tire sur les nouvelles lignes françaises. Pendant sa tournée d’inspection, FRANCHET D’ESPÈREY Louis apprend qu’un dépôt de matériel allemand se trouve devant sa tranchée. Il escalade le parapet et se dirige vers la remise ; une balle le frappe en plein cœur.

Ci-dessous, le général FRANCHET D’ESPÈREY annonce la mort de son fils à un ami :

“Mon frère s’est tiré d’affaire. Mon fils a été tué le 25 octobre, d’une balle au coeur, au nord de l’étang de Vaux. Je l’ai enterré à Belleray, le 27. Son jeune visage avait gardé un air de joyeux étonnement. Il a été frappé étant à droite de sa division Passaga, en regardant les progrès de Lardemelle, à sa droite. Il est tombé sans souffrir ayant rempli ses devoirs de chrétien, le 23, et son devoir de Français au cours d’un beau combat comme il désirait tant en voir ; à 18 ans, officier depuis cinq mois, ce n’est pas lui qu’il faut plaindre ! “

Citation à l’ordre de l’armée, croix de guerre avec palme :

‘‘Tout jeune officier, doué des plus belles qualités militaires, intelligence, initiative, calme, bravoure, sang-froid. A su, malgré son jeune âge, acquérir le plus grand ascendant sur sa troupe par l’élévation de ses sentiments et son mépris du danger.’’

Légion d’Honneur à titre posthume :

‘‘Le 24 octobre, a brillamment enlevé sa section à l’assaut d’une position ennemie et a été tué le 25 octobre, en dirigeant personnellement l’organisation du terrain conquis, sous un bombardement des plus violents.’’

FRANCHET D’ESPÈREY Louis repose au cimetière militaire de Belleray, sépulture n° 904

 Belleray-FDEFamille C. De GASTINES sur la tombe de Louis, à Belleray

Sources :

  • C. De GASTINES,
  • A.M. Stenay
  • A.D. 78
  • Mémoire des hommes

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