Armistice

Armistice du 11 novembre 1918

L’armistice du 11 novembre 1918 marque la fin des combats de la Grande Guerre. Il est signé à 5h15, mais le cessez-le-feu est effectif à 11 heures. Il marque la victoire des Alliés et la défaite de l’Allemagne.

Cet arrêt des hostilités n’est pas une capitulation et les combats peuvent reprendre à tout moment si les clauses de l’armistice ne sont pas respectées.

Les plénipotentiaires allemands et les généraux alliés se réunissent dans un wagon du train de l’état major du maréchal Foch, dans la clairière de Rethondes, en forêt de Compiègne.

Le bilan humain de cette tragédie est de 18,6 millions de morts ou disparus (y compris les civils) et de 21,2 millions de blessés militaires.

La rédaction des clauses du traité de paix qui met fin à la guerre prend de longs mois. Le traité de Versailles est signé le 28 juin 1919, jour anniversaire de l’assassinat du prince héritier François-Ferdinand d’Autriche.

Chronologie des évènements

Après la signature du traité de Brest-Litovsk (3 mars 1918) qui met fin à la guerre entre les Russes et les puissances centrales, l’Allemagne concentre 40 divisions en provenance du front de l’Est vers le front occidental en prévision des grandes offensives du printemps 1918.

Le général Ludendorff sait que la supériorité numérique allemande ne sera effective que jusqu’en milieu 1918 et que l’arrivée massive des Américains va faire pencher la balance du côté des Alliés.
Il lance cinq offensives de grande envergure pour percer le front allié et remporter une victoire décisive.

  • 21 mars 1918, opération Michael dans la somme, sur le front britannique.
  • 9 avril 1918, opération Georgette dans les Flandres
  • 27 mai 1918, opération Blücher-Yorck au Chemin des Dames
  • 9 juin 1918, opération Gneisenau dans l’Oise
  • 15 juillet 1918, opération Friedensturm, 2e bataille de la Marne

À la suite de cette dernière offensive, les Alliés lancent une contre-attaque (18 juillet 1918) qui surprend totalement les Allemands et qui permet de réduire le saillant de Compiègne.
À partir de cette date, les Allemands perdent l’initiative et ne cesseront de reculer jusqu’à la signature de l’armistice.

Le 26 septembre 1918, le maréchal Foch lance une grande offensive alliée sur tout le front occidental qui perce la ligne Hindenburg et repousse l’ennemi vers l’Allemagne.

Dans le même temps, une série d’offensives alliées sur le front d’Orient et en Italie entraînent la capitulation des alliés de l’Allemagne. Une énorme brèche se crée qui ne peut être colmatée ; l’armée d’Orient fonce vers l’Allemagne par le sud.

Le 28 septembre 1918, Ludendorff et Hindenburg se rendent au QG de l’armée allemande à Spa pour discuter de la situation sur le front et pour demander de négocier un armistice.
Les militaires ne voulant pas rentrer en Allemagne comme des vaincus demandent que les négociations soient menées par un représentant du gouvernement allemand.

Pendant le mois d’octobre, les Allemands et Woodrow Wilson échangent des notes dans lesquelles ce dernier est chargé de prendre en main le rétablissement de la paix sur la base des quatorze points proposés en janvier.

Le 1er octobre, Ludendorff presse le gouvernement de négocier rapidement une cessation des hostilités, car son front qui tient toujours risque à tout moment de s’effondrer.
Dans le pays, la contestation gronde et Guillaume II nomme Max de Bade à la chancellerie. Cette nomination ne calme pas le peuple et la révolution couve. De nombreux soldats et marins refusent de se battre.

Le 5 novembre 1918, un message en morse est reçu au centre radiotélégraphique de la tour Eiffel en provenance de Spa. Ce message contient la demande d’un armistice de la part de l’état major allemand.

Le 7 novembre 1918, les plénipotentiaires allemands emmenés par Matthias Erzberger passent la ligne de front à La Capelle pour préparer les négociations de l’armistice. Le caporal Pierre Sellier sonne le premier cessez-le-feu.

Monument de La Capelle
Monument de La Capelle
Monument clairon Pierre Sellier
Monument clairon Pierre Sellier à La Capelle

Escortées par le commandant Bourbon Busset, les six voitures traversent la zone dévastée du nord de la France. Les plénipotentiaires embarquent à bord d’un train affrété pour eux en direction de la forêt de Compiègne.

La délégation allemande arrive à la clairière de Rethondes le 8 novembre 1918. Le train du maréchal Foch et celui de la délégation allemande sont installés côte à côte sur un ancien épi de tir pour canon à longue portée.

Clairière de Rethondes.
Clairière de Rethondes.

Après confirmation de la demande d’armistice par les représentants allemands, Foch leur soumet les clauses de cessez-le-feu et leur donne 72 heures pour les accepter.
En réalité, aucune négociation n’est envisagée et les parlementaires allemands n’ont que le choix d’accepter le texte dans sa globalité ou de continuer la guerre.
En fait cette volonté de ne rien négocier de la part de Foch n’est que la réponse du tac au tac au comportement de Von Bismarck lors de l’armistice de 1871.
Le texte a été rédigé par le maréchal Foch, commandant en chef des forces alliées après un mois de positions divergentes et d’âpres discussions entre Clémenceau, Wilson, Orlando et Lloyd George.

Le 9 novembre 1918, le Kaiser abdique sous la pression de ses généraux. Friedrich Edbert, nouveau chef du gouvernement allemand presse les plénipotentiaires de clore rapidement les négociations.

Le 11 novembre à 5h15, l’armistice est signé avec effet à 11 heures sur la ligne de front, et ce pendant 36 jours renouvelables puis pour une durée indéterminée après le 16 février 1919.
Le traité de Versailles qui met fin à la guerre est signé le 28 juin 1919.

Signature de l'armistice le 11 novembre 1918
Signature de l’armistice le 11 novembre 1918

 

Wagon où l'armistice a été signé.
Wagon où l’armistice a été signé.

Composition des délégations

Alliés.

Maréchal Ferdinand Foch, commandant en chef des forces alliées du front occidental,
Général Maxime Weygand, chef d’état-major de Foch,
Amiral Rosslyn Wemyss, représentant britannique,
Contre-amiral George Hope, adjoint au commandant général de la Royal Navy,
Henri Deledicq et Emile Grandchamp secrétariat du maréchal Foch.

Allemands.

Matthias Erzberger, représentant du gouvernement allemand,
Comte Alfred von Oberndorff, représentant le ministère des affaires étrangères allemand,
Général Detlof Von Winterfeld, représentant l’armée impériale allemande,
Capitaine de vaisseau Ernst Vanselow, représentant la marine allemande.

Clauses de l’armistice du 11 novembre 1918

A) sur le front occidental

1) Cessation des hostilités, sur terre et dans les airs, 6 heures après la signature de l’armistice.

2) Évacuation immédiate des pays envahis : Belgique, France, Luxembourg, Alsace-Lorraine, réglée de manière à être réalisée dans un délai de 15 jours, à dater de la signature de l’armistice.
Les troupes non évacuées dans ce délai seront faites prisonnières. L’occupation par l’ensemble des troupes alliées dans ces pays suivra la marche de l’évacuation.

3) Rapatriement immédiat et terminé sous 15 jours de tous les habitants des pays énumérés ci-dessus (y compris les otages, les prévenus et les condamnés)

4) Abandon par les armées allemandes du matériel de guerre suivant en bon état : 5000 canons, 25000 mitrailleuses, 3000 minenwerfer, 1700 avions de guerre à livrer sur place aux troupes alliées.

5) Évacuation des pays de la rive gauche du Rhin par les armées allemandes. Ces pays seront administrés par mes autorités locales sous contrôle des troupes d’occupation.
Les troupes alliées assureront l’occupation de ces pays par des garnisons tenant les principaux points de passage du Rhin (Mayence, Coblence, Cologne) avec en ces points des têtes de pont de 30 kilomètres de rayon sur la rive droite.
Une zone neutre de 10 kilomètres à partir du Rhin et reliant les têtes de pont sera réservée sur la rive droite.
Cette zone neutre qui s’étendra de la frontière de Hollande jusqu’à la Suisse devra être évacuée par les armées allemandes sous un délai de 31 jours après la signature de l’armistice.

6) Dans tous les pays évacués, la déportation d’habitants sera interdite. Il ne sera apporté aucun dommage à la personne ou à la propriété des habitants.
Personne ne sera poursuivi pour délits de participation à des mesures de guerre antérieures à la signature de l’armistice.
Il ne sera fait aucune destruction d’aucune sorte.
Les installations militaires de toute nature (vivres, munitions, équipements) qui n’auront pu être emportées dans les délais d’évacuation devront être livrées intactes.
Les dépôts de vivre de toute nature pour la population devront être laissés sur place.
Il ne sera pris aucune mesure générale ayant pour conséquence une dépréciation des équipements industriels ou une réduction dans leur personnel.

7) Les voies et moyens de communication de toutes natures, voies ferrées, voies navigables, routes, ponts, télégraphes, téléphone, etc. ne devront être l’objet d’aucune détérioration.
Il sera livré aux Alliés 5000 machines montées et 150000 wagons en bon état de roulement et pourvus de tous les rechanges et agrès nécessaires sous un délai de 31 jours.
Il sera également livré 5000 camions automobiles en bon état dans un délai de 36 jours.
Les chemins de fer d’Alsace-Lorraine seront livrés dotés de tout le personnel et du matériel affectés organiquement à ce réseau, dans un délai de 31 jours.
En outre, tout le matériel nécessaire à l’exploitation dans les pays de la rive gauche du Rhin sera laissé sur place.
Tous les approvisionnements en charbon et matières d’entretien, en matériel de voies, de signalisation et d’atelier seront laissés sur place ; ces approvisionnements seront entretenus par l’Allemagne en ce qui concerne l’exploitation des voies de communication des pays de la rive gauche du Rhin.

8) Le commandement allemand sera tenu de signaler dans un délai de 48 heures après la signature de l’armistice, toutes les mines ou dispositifs à retard agencés sur les territoires évacués par les troupes allemandes et d’en faciliter la recherche et la destruction.
Il signalera également toutes les dispositions nuisibles qui auraient pu être prises(telles qu’empoisonnement ou pollution de sources et de puits, etc.) le tout sous peine de représailles.

9) Le droit de réquisition sera exercé par les armées alliées dans tous les territoires occupés, sauf règlement de compte avec qui de droit.
L’entretien des troupes d’occupation des pays du Rhin en dehors de l’Alsace-Lorraine sera à la charge du gouvernement allemand.

10) Rapatriement immédiat sans réciprocité, dans des conditions de détails à régler, de tous les prisonniers de guerre, y compris les prévenus et condamnés des Alliés. Les puissances alliées pourront en disposer comme bon leur semblera.
Cette condition annule les conventions antérieures au sujet de l’échange des prisonniers de guerre, y compris celle de juillet 1918 en cours de ratification.
Toutefois, le rapatriement des prisonniers de guerre allemands internés en Hollande et en Suisse continuera comme précédemment. Le rapatriement des prisonniers de guerre allemands sera réglé à la conclusion des préliminaires de paix.

11) Les malades et blessés inévacuables, laissés sur les territoires évacués par les armées allemandes, seront soignés par du personnel allemand qui sera laissé sur place avec le matériel nécessaire.

B) Dispositions relatives aux frontières orientales de l’Allemagne.

12) Toutes les troupes allemandes qui se trouvent actuellement dans les territoires qui faisaient partie avant la guerre de l’Autriche-Hongrie, de la Roumanie, de la Turquie, doivent rentrer immédiatement dans les frontières de l’Allemagne telles qu’elles étaient avant le 1er août 1914.
Toutes les troupes allemandes qui se trouvent actuellement dans les territoires qui faisaient partie avant la guerre de la Russie devront également rentrer dans les frontières de l’Allemagne définies comme ci-dessus, dès que les Alliés jugeront le moment venu, compte tenu de la situation intérieure de ces territoires.

13) Mise en train immédiate de l’évacuation par les troupes allemandes et du rappel de tous les instructeurs, prisonniers et agents civils et militaires allemands se trouvant sur les territoires de la Russie dans les limites du 1er août 1914.

14) Cessation immédiate par les troupes allemandes de toutes réquisitions, saisies ou mesures coercitives en vue de se procurer des ressources à destination de l’Allemagne, en Roumanie et en Russie dans les limites du 1er août 1914.

15) Renonciation au traité de Bucarest et de Brest-Litovsk et aux traités complémentaires.

16) Les Alliés auront libre accès aux territoires évacués par les Allemands, sur les frontières orientales, soit par Dantzig, soit par la Vistule, afin de pouvoir ravitailler les populations et dans le but de maintenir l’ordre.

C) Dans l’Afrique orientale

17) Évacuation de toutes les forces allemandes opérant dans l’Afrique orientale dans un délai réglé par les Alliés.

D) Clauses générales

18) Rapatriement sans réciprocité, dans le délai maximum d’un mois, dans des conditions de détail à fixer, de tous les internés civils, y compris les otages, les prévenus ou condamnés appartenant aux puissances alliées ou associées autres que celles énumérées à l’article 3.

D) Clauses financières

19) Sous réserve de toute revendication et réclamation ultérieures de la part des Alliés :
Réparation de tous les dommages
Pendant la durée de l’armistice, il ne sera rien distrait par l’ennemi des valeurs publiques pouvant servir de gages aux Alliés pour le recouvrement des réparations de guerre.
Restitution immédiate de l’encaisse de la Banque Nationale de Belgique et, en général, remise immédiate de tous documents, espèces, valeurs (mobilières et fiduciaires avec le matériel d’émission) touchant aux intérêts publics et privés dans les pays envahis.
Restitution de l’or russe ou roumain pris par les Allemands ou remis à eux. Cet or sera pris en charge par les Alliés jusqu’à la signature de la paix.

E) Clauses navales

20) Cessation immédiate de toute hostilité sur mer et indication précise de l’emplacement et des mouvements des bâtiments allemands.
Avis donné aux neutres de la liberté concédée à la navigation des marines de guerre et de commerce des puissances alliées et associées dans toutes eaux territoriales sans soulever de questions de neutralité.

21) Restitution sans réciprocité de tous les prisonniers de guerre des marines de guerre et de commerce des puissances alliées et associées au pouvoir des Allemands.

22) Livraison aux Alliés de tous les sous-marins (y compris tous les croiseurs sous-marins et tous les mouilleurs de mines) actuellement existants, avec leur armement et leurs équipements complets dans les ports désignés par les Alliés.
Ceux qui ne peuvent prendre la mer seront désarmés de personnel et de matériel et resteront sous la surveillance des Alliés.
Les sous-marins qui sont prêts pour la mer seront préparés à quitter les ports allemands aussitôt que des ordres seront reçus par TSF pour leur voyage vers le port désigné pour la livraison et le reste le plus tôt possible.
Les conditions de cet article seront réalisées dans un délai de 14 jours après la signature de l’armistice.

23) Les navires de guerre de surface allemands qui seront désignés par les Alliés seront immédiatement désarmés puis internés dans des ports neutres ou, à défaut, dans les ports désignés par les Alliés.
Ils y demeureront sous la surveillance des Alliés, seuls des détachements de gardes resteront à bord.
La désignation des Alliés portera sur 6 croiseurs de bataille, 10 cuirassés d’escadre, 8 croiseurs légers, 50 destroyers modernes.
Tous les autres navires de guerre de surface (y compris ceux de rivière) devront être réunis et complètement désarmés dans les bases navales allemandes désignées par les Alliés.
L’armement militaire de tous les navires de la flotte auxiliaire sera débarqué.
Tous les vaisseaux désignés pour être internés seront prêts à quitter les ports allemands 7 jours après la signature de l’armistice.
Les directions pour le voyage seront données par TSF.

24) Droit pour les Alliés en dehors des eaux territoriales allemandes de draguer tous les champs de mines et de détruire les obstructions placées par l’Allemagne, dont l’emplacement devra leur être indiqué.

25) Libre entrée et sortie de la Baltique pour les marines de guerre et de commerce des puissances alliées et associées, assurée par l’occupation de tous les forts, ouvrages, batteries et défense de tout ordre allemands, dans toutes les passes allant du Cattégat à la Baltique,
et par le dragage et la destruction de toutes les mines ou obstruction dans et hors les eaux territoriales allemandes, dont les plans et emplacements exacts seront fournis par l’Allemagne qui ne pourra soulever aucune question de neutralité.

26) Maintien du blocus des puissances alliées et associées dans les conditions actuelles. Les navires de commerce allemands trouvés en mer restant sujets à capture.
Les Alliés envisagent le ravitaillement de l’Allemagne, pendant l’armistice, dans la mesure reconnue nécessaire.

27) Groupement et immobilisation dans les bases allemandes désignées par les Alliés de toutes les forces aériennes.

28) Abandon par l’Allemagne, sur place et intacts, de tout le matériel de port et de navigation fluviale, de tous les navires de commerce, remorqueurs, chalands, de tous les appareils, matériel et approvisionnements d’aéronautique maritime,
toute les armes, appareils d’approvisionnement de toute nature, en évacuant la cote et les ports belges.

29) Évacuation de tous les ports de la mer Noire par l’Allemagne et remise aux Alliés de tous les bâtiments de guerre russes saisis par les Allemands dans la mer Noire.
Libération de tous les navires de commerce neutres saisis
Remise de tout le matériel de guerre ou autres saisi dans ces ports.
Abandon du matériel allemand énuméré à la clause 28.

30) Restitution, sans réciprocité, dans les ports désignés par les Alliés de tous les navires de commerce appartenant aux puissances alliées et associées, actuellement au pouvoir de l’Allemagne.

31) Interdiction de toute destruction des navires ou de matériel avant évacuation, livraison ou restitution.

32) Le gouvernement allemand notifiera formellement à tous les gouvernements neutres et en particulier aux gouvernements de Norvège, de Suède, du Danemark et de la Hollande que toutes les restrictions imposées au trafic de leurs bâtiments
avec les puissances alliées et associées, soit par le gouvernement allemand lui-même, soit par des entreprises allemandes privées, soit en retour de concessions définies comme l’exportation de matériaux de construction navale ou non seront immédiatement annulées.

33) Aucun transfert de navires marchands allemands de toute espèce, sous un pavillon neutre quelconque, ne pourra avoir lieu après la signature de l’armistice.

34) La durée de l’armistice est fixée à 36 jours avec faculté de prolongation.
Au cours de cette durée, l’armistice peut, si les clauses ne sont pas exécutées, être dénoncé par l’une des parties contractantes qui devra en donner préavis 48 heures à l’avance.
Il est entendu que l’exécution des articles 3 et 18 ne donnera lieu à dénonciation de l’armistice pour insuffisance d’exécution dans les délais voulus, que dans le cas d’une exécution mal intentionnée.
Pour assurer dans les meilleures conditions l’exécution de la présente convention, le principe d’une commission d’armistice internationale permanente est admis.
Cette commission fonctionnera sous la haute autorité du commandement en chef militaire et navale des armées alliées.

Le présent armistice a été signé le 11 novembre 1918 à 5 heures.

Statue du maréchal Foch
Statue du maréchal Foch
Coupure de presse du NYT
Coupure de presse du NYT
Scène de rue a Paris le jour de la signature de l'Armistice le 11 Novembre 1918
Scène de rue a Paris le jour de la signature de l’Armistice le 11 Novembre 1918
Coupure de presse du Figaro 12/11/1918
Coupure de presse du Figaro 12/11/1918
Retour en Allemagne par le pont de Coblence
Retour en Allemagne par le pont de Coblence
Soldats allemands accueillis en vainqueur en Allemagne
Soldats allemands accueillis en vainqueur en Allemagne

Le traité de paix ou traité de Versailles sera signé le 28 juin 1919. Le Congrès américain ne le ratifiera pas.

Nota : Dans ce texte sont considérés comme Alliés les pays qui ont combattu aux côtés de l’entente.

Sources :

 

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Au combat ou sous l'occupation ; Haut les coeurs !

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