Les Hauts de Meuse

 
La 87e brigade dans les Hauts de Meuse (20/11/1915 au 11/04/1916)

Le 20 novembre 1915, la 87e brigade quitte la Champagne et se porte sur la région fortifiée de Verdun (R.F.V.). Elle cantonne à Neuville-en-Verdunois, les Erizes, Chaumont-sur-Aire, Courouvre et Pierrefitte.

Le 1er décembre, tout le 2e corps occupe le secteur compris entre le ravin du Longeau et le ravin de la côte des Bœufs. Le calme relatif de cette région permet d’effectuer des travaux d’organisations défensives et de réaliser des exercices et des manoeuvres.

troyonSecteur Troyon, Geoportail, IGN 2002

À partir du 10 janvier, la 87e brigade, renforcée de deux bataillons du 147e R.I., des territoriaux des 120e, 42e et 32e R.I.T., d’une compagnie du génie et d’une compagnie de mitrailleuses, occupent le secteur de Troyon, sur la rive droite de la Meuse. La brigade s’établit sur trois sous-secteurs :

  • Les Chevaliers
  • Selouse
  • Rouvrois

Les troupes de réserve cantonnent à Troyon, Ambly et la Gauffière. La 7e brigade, plus au sud, occupe la rive gauche dans la région des Paroches.

archives_SHDGR__GR_26_N_683Mémoire des hommes : archives_SHDGR__GR_26_N_683__005__0148__T.JPG

archives_SHDGR__GR_26_N_695Mémoire des hommes : archives_SHDGR__GR_26_N_695__012__0017__T.JPG

selouzeMémoire des hommes : archives_SHDGR__GR_26_N_683__005__0150__T.JPG

À compter du 10 février, le sous-secteur Chevaliers s’étend et devient sous-secteur Fays.

À la mi-février, le 2e C.A. est avisé qu’une attaque probable sur une partie du front de la R.F.V. est à craindre. En conséquence, les troupes de réserve sont approchées de la première ligne. L’artillerie allemande monte graduellement en puissance. La brigade détecte, chez l’ennemi, d’importants travaux qui semblent présager une attaque imminente.

casemates-troyonCasemates du fort de troyon dont l’une avec ses pare-éclats. Auteur A.CESARINI

Lors de l’offensive allemande du 21 février sur Verdun, la brigade est mise en alerte générale. Elle augmente sa vigilance ainsi que l’activité de son artillerie en raison du puissant bombardement allemand qui fait craindre une action possible sur le front de la division. En fait, l’opération ennemie est engagée au nord de Verdun, entre le bois d’Haumont et l’Herbebois. Le 2e C.A. est soumis à un violent pilonnage mais aucune attaque d’infanterie n’est lancée. La R.F.V. lui prescrit d’adopter une attitude offensive et d’allumer les fourneaux de mine pour contraindre l’ennemi à relâcher la pression sur Verdun.

À partir du début mars, le secteur du 2e C.A. redevient relativement calme. Les combats se limitent à des échanges d’artillerie et des explosions de mine.

Le 6 avril, la relève des troupes de la 4e division par celles de la 132e D.I. est commencée. Le 11 avril, la 87e brigade se met à la disposition de la 3e D.I. et se porte sur Verdun, où elle sera engagée.

Sources :

  • SHD, jmo des 4e DI, 87e BI, 120e RI, 9e BCP, 18e BCP, 147e RI.
  • Historiques des 120e RI, 9e BCP et 18e BCP.
  • Photo de tête, ravelin du fort de troyon ; auteur A.CESARINI.

 

 

 

 

 

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