Archives de catégorie : Poésie de guerre

Poèmes en relation avec la guerre non nécessairement 14-18

MON VIEIL AMI (09/2016)

Poème extrait de l’hebdomadaire La Croix du 12/02/1919 . Le nom de l’auteur n’est pas noté sur le document qui a été publié dans l’encart “Montmédy” de l’hebdomadaire.

MON VIEIL AMI,

Ainsi, quatre ans et plus, sous la botte teutonne !
Ces quatre ans sont un siècle, et que Dieu me pardonne,
Mais quand je pense à ce que nous avons souffert
Je me dis : Est-il rien de plus dur en enfer ? Lire la suite

La Rose et le Réséda (01/2016)

Portrait_Aragon

Louis ARAGON

Louis ARAGON est né à Paris, le 3 octobre 1897, et mort dans la même ville, le 24 décembre 1982. Poète, romancier et journaliste, il formait avec l’écrivaine Elsa TRIOLET un couple emblématique de la littérature française du XXe siècle. Bien connu pour son engagement et son soutien au Parti communiste français, ses textes furent repris et mis en musique par des chanteurs engagés comme Léo FERRÉ et Jean FERRAT qui permirent de les faire connaitre au grand public.

La Rose et le Réséda est un poème de Louis ARAGON dédié à Gabriel PÉRI, Honoré d’ESTIENNE d’ORVES, Guy MOQUET et Gilbert DRU, fusillés par les Allemands en 1941.

Bien que ce poème paraisse quelque peu anachronique, certains passages rappellent des situations vécues en 1914-1918. La barbarie et le courage sont intemporels.

La Rose et le réséda

Celui qui croyait au ciel
Celui qui n’y croyait pas
Tous deux adoraient la belle
Prisonnière des soldats
Lequel montait à l’échelle
Et lequel guettait en bas
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n’y croyait pas Lire la suite

In Flanders Fields

220px-John_McCrae_in_uniform_circa_1914John Alexander McCRAE (30 novembre 1872–28 janvier 1918) était un médecin canadien qui combattit sur le front occidental en 1914. C’est en avril 1915, depuis son poste médical situé sur les berges de l’Yser, qu’il vit les coquelicots pousser parmi les croix du cimetière et entendit le cri des oiseaux mêlé au bruit des explosions. Lire la suite

Le Poilu

Le Poilu,

Un poilu, c’est un tas de glaise et de grésil,
Agrémenté d’un sac, aggravé d’un fusil.
Ça vous a constamment la bouffarde à la gueule,
C’est velu comme un ours et ça n’est pas bégueule.
Mais c’est si délicat, ce pithécantropus,
Que ça se fait conduire au bal en autobus.
Un poilu ? C’est une âme avec un numéro.
Ça mange on ne sait quand, ça vit comme une termite,
C’est fier comme un vidame et pur comme un ermite.
C’est informe, innommable et c’est couvert de poux,
C’est votre fiancé, Madame, ou votre époux.

Sources : Européana.eu, fonds Yves Alibert