BENAY Émile (02/2015)

Emile-BENAY

Collection A. BENAY

BENAY Émile Désiré

18e bataillon de chasseurs à pied
Mort pour la France

 

med-mil-crx-guerreverdun

Biographie

BENAY Émile Désiré voit le jour le 12 mai 1882, à Reims. Né de Charles BENAY, boulanger et de MILLON Marie, sans profession, il travaille comme employé de bureau à Reims et habite au 94 rue de Strasbourg.

Il se marie le 5 décembre 1908, à Stenay,  avec  VASSEUR Lucie, couturière,  et réside au 14 rue des Bas Remparts, à Stenay.

Ils ont quatre enfants :

  • René Jean, né en 1909
  • Raymond Émile Lucien, né en 1910
  • André Charles, né en 1911, décédé en 1916
  • Madeleine Marie Lucie, née en 1914, décédée en 1914

D’après sa descendance, Émile Désiré fut très affecté par la perte de sa petite fille. Il n’aura pas la douleur de voir partir son petit André Charles, car il décédera avant.

Parcours militaire

Engagé volontaire pour 3 ans, le 6 mars 1903, au 18e B.C.P., Émile Désiré passe 1re classe, le 6 octobre.

Il passe caporal le 20 septembre 1904, et sergent le 24 septembre 1905. Rengagé pour un an, le 10 février 1906, il est promu sergent-fourrier, le 22 septembre. (photo, ci-dessus, en tenue de sergent fourrier).

Rengagé à plusieurs reprises, il passe sergent-major, le 10 janvier 1910, puis adjudant le 21 mai 1914.

À la mobilisation, le 2 août 1914, il est affecté à la 1re compagnie du 18e B.C.P. Il participe à la bataille de Bellefontaine en Belgique (22/08/1914), puis aux combats de Cesse et Luzy-Saint-Martin (27/08/1914).

Il combat à Sermaize, en renfort du 120e R.I., lors de la bataille de la Marne (5 au 11 septembre 1914). Il participe à la poursuite de l’ennemi en direction de l’Argonne et aux premiers combats sur Servon. Évacué pour une gastro-entérite aigüe, il est hospitalisé à l’hôpital complémentaire n° 11 de Chamallières. Après sa convalescence, il rejoint son unité le 14 février 1915.

Blessé à la main droite, le 3 mars 1915, au cours d’un terrible assaut en Champagne, du côté du bois Trapèze et de la Cote 196, où il a la douleur de perdre son ami DUPRÉ Gabriel et quelques collègues adjudants, il est évacué sur l’hôpital complémentaire n° 35 de Narbonne.

De retour dans son unité, le 26 avril 1915, il participe aux combats de la Woëvre.

Après une période de repos au camp Romains, le 18e B.C.P. rejoint, le 20 juin 1915, les unités de la 3e division à la tranchée de Calonne. Il appuie le 147e R.I. dans son attaque des ouvrages de l’Oeuf, du Chapeau et du Haricot. L’assaut réussit mais le point A n’est pas pris. Les Allemands contre-attaquent et reprennent une partie du terrain perdu.

Le 23 juin, un bataillon 87e R.I., qui a relevé en 1re ligne celui du 147e R.I., lance, avec l’aide du 18e B.C.P.,  une opération sur l’ouvrage du Haricot. BENAY Émile Désiré est tué au cours de cette action.

Point A à la Calonne
Point A à la Calonne

extraite de : memoire des hommes SHDGR_GR_26_N_695_011-0121_T

Citation à l’ordre du bataillon :

“Adjudant d’une grande bravoure et d’un beau sang-froid. Est tombé glorieusement pour la France, le 23 juin 1915, à la tranchée de Calonne

Croix de guerre avec étoile de bronze et médaille militaire, obtenues à titre posthume, le 7 juillet 1920.

med-benayLe général POUGIN accroche sur la poitrine de René BENAY, la médaille militaire donnée à son père, à titre posthume. La cérémonie a lieu, le 14 mai 1922, sur la place d’armes de Stenay. Coll. O. BENAY

defile-01Défilé de la troupe devant l’enfant d’un médaillé ? Cette photo pourrait avoir été prise le jour de la remise des médailles, mais pas sûr. L’enfant pourrait alors être Raymond BENAY ou Hélène BACLIN. Coll. O. BENAY

BENAY Émile Désiré est inscrit sur le M.A.M. de Stenay, sur la plaque commémorative de l’église Saint-Grégoire et sur le Livre d’Or de Longuyon.

BENAY Émile Désiré n’a pas de sépulture connue.

plaque-benayCet ex-voto a été récemment ajouté, par la famille, dans la galerie de l’ossuaire de Douaumont . Coll. A. BENAY

7 réflexions sur « BENAY Émile (02/2015) »

  1. Merci pour cet article bien utile pour ma recherche généalogique ! Emilie Benay étant le premier mari de mon arrière grand-mère !

    1. Bonsoir,
      Je suis en relation avec les descendants d’Émile Désiré Benay. Si vous souhaitez entrer en contact avec eux, je peux arranger cela.
      Cordialement,
      AC

    2. Chère Chloé,

      Vous êtes une parente par alliance de mon mari Eric Siffermann,
      arrière petit fils d’Emile Benay. Nous avons trouvé l’histoire et les photos très émouvantes. On conserve la photo de Raymond Benay, le 2e fils d’Emile, son grand-père, et qui ressemble beaucoup à son père, traits dont mon mari a hérités !
      C’est un beau cadeau de découvrir cette histoire.

      Rhonda Siffermann

  2. Merci pour l’évocation du parcours de ce Chasseur, très documenté.

    Je ne pense pas que la seconde photo ait été prise après la remise des médailles. Les soldats qui défilent portent la capote, et pas les soldats au garde-à-vous.

    Chasseur un jour, Chasseur toujours!

    1. Bonsoir Mat.,

      Tu as sans doute raison, les tenues sont différentes. Les deux photos étaient archivées ensembles chez un descendant d’Émile Désiré BENAY et c’est pour cela que nous avions un doute. Ce qui est sûr, c’est que ces photos sont d’après guerre car Stenay a été libérée en fin 1918.

      Amicalement,
      Alain

      1. Cher Alain,

        J’ai trouvé très intéressante cette nouvelle démarche pour la mémoire d’Emile Benay. Mon mari, Eric Siffermann, est son arrière petit fils. Il a porté enfant un képi 91 R.I. qui aurait été donné à son grand-père Raymond Benay, alors pupille de la nation après la mort au combat de son père Emile.
        Je ne suis pas certaine du lien entre le bataillon d’Emile et le 91, si ce n’est qu’ils étaient basés à Stenay.
        Bravo pour vos initiatives !

        Rhonda Siffermann

        1. Bonsoir Rhonda,

          Le seul lien que je connaisse entre le 91e RI et le 18e BCP et qu’ils appartenaient tous les deux à la 4e division d’infanterie et qu’ils ont combattu très souvent ensemble. Le 91e RI était caserné à Mézières alors que le 18e BCP l’était à Stenay jusqu’en octobre 1913 puis à Longuyon ensuite. Il est possible que ces deux unités se soient rencontrées à Stenay pendant des manoeuvres.

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